Les communautés en ligne : conseils pratiques pour se lancer

Avec les contraintes sanitaires, les communautés d’étude proposent une alternative intéressante aux focus groupes classiques. Mais que faut-il savoir avant de se lancer ? Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ? 

« L’outil, c’est le nerf de la guerre ! » 

Faux !

Il existe de plus en plus de plate-formes pour les études qualitatives online. Plus ou moins jolies, dotées de fonctionnalités plus ou moins poussées, et d’un back end plus ou moins confortables, il y a le choix et les prix font le grand écart. Alors, que choisir ? Faut-il créer une liste de bonnes plate-formes et mettre à l’index les autres ? 

Nos recos :

  • L’outil doit être proportionné à vos besoins
  • Le budget de votre étude ne doit pas être cannibalisé par la plate-forme.
  • Au grand minimum, elle doit proposer une navigation lisible et confortable pour les participants. 

C’est à dire ? Si votre objectif est de tester un service pendant une semaine avec 50 participants, avez-vous vraiment besoin de la plus belle, la plus puissante et la plus chère des plate-formes ? Probablement pas. En revanche, si votre objectif est de suivre pendant 6 mois 300 participants divisés en segments cruciaux pour vos résultats, et avec un back end accessible au client, la question doit être reconsidérée. 

Analysez vos besoins avec attention, et faites le tour du marché pour trouver l’outil qui propose les performances souhaitées. Mais ne croyez pas que la qualité de l’insight dépend de la plate forme.
Quant au budget, gardez-le pour la suite, car… 

« La clé de voûte, c’est l’animation ! »

Vrai !

Quel que soit le prix de votre téléphone portable, c’est votre capacité à tenir un dialogue qui fera la qualité de l’échange. Les communautés d’études relèvent du même principe. 

Nos recos :

  • Ficelez votre stoy board sans le surcharger
  • Ayez un « ton » qui soit cohérent et tenez-le, aussi bien à l’écrit que dans l’usage de vos visuels, gifs, vidéos… 
  • La confiance se mérite toujours : poser des questions à des gens, même rémunérés pour répondre, ne peut se faire que dans le respect. 

La communauté d’étude est un format propice aux retours. Nuages de mots, murs de photos, micro-synthèse d’un sujet… En montrant comment vous traitez les informations, vous cassez l’effet « boite noire » et vous humanisez la relation entre animateur et participants. Sans compter qu’une bonne animation peut compenser une plate-forme de qualité médiocre : avec du savoir-faire, il est possible d’intégrer des soft qui donnent du peps à un outil qui propose des formats d’activité un peu ternes. 
Une plate-forme de très bonne qualité vous facilite la vie, mais n’a pas vocation à remplacer votre savoir-faire. 

« L’analyse ? C’est comme pour les autres méthodes… »

Faux ! 


Vous pensez que l’analyse sera facilitée par votre plate-forme ? Bien sûr, tout est « dans la boite », bien enregistré et prêt à être mis à plat. Mais il vous faudra l’endurance d’un marathonien et la performance d’un sprinteur ! 

Nos recos :

  • Tenez compte d’une plus grande masse de matériaux bruts, et plus diversifiés : photos, vidéos, audio.. 
  • Focus group et t’chat ne signifient pas seulement du travail supplémentaire : il faut aussi tenir compte des temporalités dans votre analyse. Pour ces activités, la spontanéité est plus importante que pour des forums. 
  • La richesse et la quantité des données nécessitent de repenser aussi la rédaction de l’analyse/ Il faut la garder « digeste » tout en étant complet, efficace sans tronquer. L’analyse doit montrer le travail collectif derrière les enseignements – sinon pourquoi avoir déployé toute une communauté ? – sans que l’ensemble soit délayé. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les spécificités de cette méthode, c’est par ici :

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